Yann Arthus-Bertrand
Photographe
Nous sommes tous le con de quelqu'un
Raphael Mezrahi
Humoriste Français
Et toi? Quel est ton mot ?
Jean-claude Biver
CEO Hublot & Tag Heuer
J'espère pouvoir terminer ma vie en ayant redonné la plus grande partie de ma richesse intellectuelle et materielle.
Jean-Michel Maire
Journaliste/Chroniqueur
Si je devais mettre des "Je Suis" à chaque catastrophe humaine que j'observe depuis que j'ai l'âge de les comprendre, si je devais mettre des "Je Suis" pour chaque injustice que les êtres-humains vivent sur cette terre, je devrais mettre 7.5 milliards de "Je Suis" différents, tellement il y aurais à dire sur cette petite planète. En attendant et en observant toute cette : Violence, Haine et Injustice que nous nous infligeons les uns aux autres, j'ai qu'un mot "FUCK".
Thierry Barrigue
Dessinateur-Humorite
La dignité que l'on rend aux autres, c'est aussi pour soi-même.
Thomas Wiesel
Humoriste
Idées.
Je sais pas vous, mais moi c'est juste derrière mon front que je range mes idées, que je les conçois, que je les oublie ou que je les regrette.
Y en a des bonnes, des très bonnes, et le reste j'ai pas envie d'en parler.
Une idée ça peut donner lieu à une envie, un projet, un rapport humain, ou sexuel (pas assez souvent). La photo c'était une idée, internet c'était une idée, le crayon utilisé pour me souiller le front c'était une idée, le racisme et la guerre aussi. Ouais ça existe beaucoup, les idées de merde.
Et quand on m'a demandé quel mot m'écrire sur le front, j'en ai eu plein, d'idées, mais aucune de meilleure que celle-ci (c'est vous dire si les autres étaient nulles).
Yoann Provenzanno
Humoriste Suisse
J'ai choisi d'écrire CULTURE sur mon front pour plusieurs raisons. Tout d'abord j'ai pas mis un mot trop long autrement ça aurait vraiment montré que j'ai un front démesuré et ce n'est pas le but de l'exercice.
J'ai choisi CULTURE, parce que c'est au centre de l'humanité. La culture, c'est le fruit du sol. La culture, c'est le fruit de l'intellect. La culture, c'est le fruit des interactions entre les gens. Avec de la culture, on peut partager de la nourriture, on peut partager des informations, on peut partager des valeurs et rien que ça, c'est la recette pour pouvoir interagir avec le monde entier.
Pas de culture évoque une famine, une pauvreté d'esprit, une non-appartenance à un groupe, mais si l'on se partage cette (ces) culture(s), on peut remédier à beaucoup de soucis.
Aujourd'hui, le terme culture est plus que jamais au centre des préoccupations, avec des personnes migrantes qui arrivent dans un endroit qui n'a pas la même culture qu'eux. Avec des pseudo-terroristes qui n'ont pas la même culture de la liberté d'expression, de la religion que personne. Avec des gens qui ne peuvent pas faire de culture, ne serait-ce que pour manger.
La culture c'est important, parce que c'est en la partageant, que l'on peut peut-être résoudre beaucoup de problèmes, d'ailleurs tiens, je te donne 10 cultures (ça veut rien dire). Et finalement, c'est pas parce qu'on cultive pas la même chose, qu'on ne peut pas se nourrir et apprendre de celle des autres.
Oulàh. J'ai été beaucoup trop sérieux, tiens, j'ai pété.
Volkan Özdemir
Combattant Professionnel UFC/MMA
Parce que les tâches les plus difficiles ne sont accomplies que par la persévérance.
Charles Morerod
Evêque de Lausanne, Genève et Fribourg
Ma conviction est que "Sans pardon, aucun conflit ne peut être résolu, et chacun finit divisé en soi-même".
Pierrick Destraz
Chanteur
L'âme, c'est ce que nous sommes tous sans forcément le savoir.
Jonas Schneiter
Journaliste Suisse
J'ai choisi le mot Mytho en souvenir d'un requérant d'asile que j'ai rencontré il y a deux ans. Il m'avait raconté comment son histoire avait été remise en doute au moment de l'examen de sa demande d'asile. Comme si sa situation de demandeur en détresse inspirait automatiquement les soupçons. Comme si ce qu'il avait vécu et vu était trop effrayant, trop choquant ou trop humiliant pour appartenir au réel. Il avait alors, peut-être, ressenti la même impuissance que celui qui tente de partager son histoire avec les lettres MYTHO en majuscules sur le front.
Nadine Reichenthal
J'ai choisi le mot "Survivante" parce que :
- Mon père est un des 100 enfants libérés du camp de Buchenwald en 1945
- Ma mère n'était pas sur la liste des enfants à déporter lors de la Rafle du Vel d'Hiv en 1942
- Mon mari, le père de mon fils, est décédé lorsqu'il avait 4 ans en 1982
- Mon second conjoint, est décédé en 2010
- De nombreux ami-e-s sont décédés de maladies, d'accidents de la route, de la vie, ou lors de conflits armés.
Chacun de ses évènements, ont laissés en moi, une graine de résilience pour des combats à mener.
Je recherche toujours profondément POURQUOI, je reste encore, après eux, et donc, pour quelles raisons, pour quels impacts, je suis là, SURVIVANTE !